France : capitale Saint-Etienne

Samedi 11 octobre 2014, la France s’est imposée 2-1 devant le Portugal au Stade de France. Cette trêve internationale est l’occasion de revenir sur une rencontre entre l’équipe de France version « stéphanoise » et le Bayern Munich disputée au stade Geoffroy-Guichard le 27 août 1968. Bonne lecture.

 

Aimé Jacquet avec Georges Bereta (à gauche)
Aimé Jacquet et Georges Bereta (à gauche), deux Stéphanois susceptibles de composer l’ossature des Bleus.

Le jeudi 15 août 1968 à Vichy, l’AS Saint-Etienne s’impose devant la Roumanie par 3 buts à 2. Louis Dugauguez, le sélectionneur national, a effectué le déplacement dans l’Allier pour superviser les hommes d’Albert Batteux. « Je me suis déplacé surtout pour reprendre contact avec les joueurs« , déclare-t-il. Il peut constater la grande forme d’Hervé Revelli. L’attaquant stéphanois plaît beaucoup à l’ancien entraîneur des Juniors et des Espoirs français.

Le 27 août, l’équipe de France doit rencontrer le Bayern Munich au stade Geoffroy-Guichard en amical. Le vainqueur de la Coupe des vainqueurs de Coupe 1967 semble être le sparring-partner idéal pour les Tricolores.  Cette rencontre lance la saison internationale des Bleus qui, un mois plus tard, seront confrontés à l’Allemagne de l’Ouest, toujours en amical, à Marseille. Cette double confrontation franco-allemande doit leur servir à se préparer pour les futurs matches éliminatoires de la Coupe du monde 70 organisée par le Mexique.

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Louis Dugauguez (au premier plan) avec Robert Herbin en costume-cravate.

Duguaugez joue la carte stéphanoise

Pour bâtir son équipe, Dugauguez a l’intention de s’appuyer sur les Verts de Saint-Etienne qui ont remporté trois titres sur quatre possibles au niveau national en deux ans : deux titres de champions de France et une Coupe de France.  Le 22 août, il confirme son choix avec sept Stéphanois sur les quinze joueurs retenus. On trouve parmi eux cinq titulaires (Bosquier, Herbin, Jacquet, Revelli et Bereta) et deux remplaçants (Carnus et Mitoraj).

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L’Equipe du 23 août 1968

L’idée de former l’ossature de sa sélection avec des joueurs d’une même équipe, en l’occurrence des Stéphanois, n’est pas récente. Le 24 avril 1968 déjà, avant un Yougoslavie-France (5-1), il souhaitait incorporer à haute dose les joueurs d’Albert Batteux avant finalement de se raviser. La prestation de ces derniers contre Angoulême en Coupe de France au Parc des Princes 1-1, le 17 avril 1968 ; match rejoué le 1er mai : 2-1) n’avait pas été à la hauteur des espérances du sélectionneur. Djorkaeff avait alors été préféré à Jacquet et Guy à Revelli. Cette fois, il est allé au bout de son idée.

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Saint-Etienne 1968-69 : l’ossature de l’équipe de France avec cinq titulaires (médaillon rond) : Jacquet, Bosquier, Herbin, Revelli, Bereta et deux réservistes (médaillon carré) : Mitoraj et Carnus. Photo : L’Equipe.

Rouen et Sochaux les précurseurs

Ce n’est pas la première fois qu’un entraîneur tente une telle expérience. Avant-guerre, Gaston Barreau a composé des sélections dites « rouennaises » ou « sochaliennes » (1937). Le 26 mai 1945, les Bleus avaient arraché un valeureux match nul à Wembley contre les Anglais (2-2) avec six joueurs du RC Paris. A l’époque du grand Reims de 1954 à 1959, sept joueurs champenois avaient été appelés à plusieurs reprises par les tandem Gaston Barreau-Jean Rigal et Paul Nicolas-Albert Batteux. Enfin, en 1967, Just Fontaine, l’éphémère sélectionneur des Bleus, a tenté, lui aussi, de s’appuyer sur une sélection formée de joueurs du FC Nantes pour composer sa sélection.

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Aujourd’hui, Louis Dugauguez veut tenter l’expérience stéphanoise dont la maturité et l’équilibre tactique lui inspirent confiance et sûreté pour l’avenir. Il ne veut pas se « louper » car il sait très bien qu’une contre-performance contre une équipe étrangère de club sera interprétée comme un échec.

Aimé Jacquet, l’enfant chéri stéphanois, est appelé pour la première fois en équipe nationale pour disputer ce match d’entraînement.

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FranceFootball du 27 août 1968

La sérénité d’Albert Batteux

Pour le club présidé par Roger Rocher, compter nombre d’internationaux dans ses rangs est un signe de reconnaissance. Mais cela comporte aussi quelques inconvénients, à commencer par la répétition des matches et la fatigue engendrée. Les Verts vont devoir batailler sur tous les fronts : Championnat, Coupe de France et surtout Coupe des clubs Champions. Cette succession de matches n’inquiète pourtant pas Albert Batteux qui a déjà connu pareille situation par le passé : « J’ai connu le même problème avec Reims. Et nous ne nous en sommes pas mal tirés à l’époque. »

Fin août, à Saint-Etienne comme dans beaucoup de grandes villes françaises, ses habitants sont encore en vacances. Malgré cette période estivale, le petit monde du football français a les yeux tournés vers la capitale du cycle.

Un rassemblement en deux temps

Contrairement à un rassemblement classique où tous les joueurs sont réunis au même endroit, les sept Stéphanois retenus par Dugauguez, continuent de s’entraîner sous les ordres d’Albert Batteux à Saint-Etienne. Les huit « non Stéphanois » (Aubour, Djorkaeff, Quittet, Baeza, Loubet, Szepaniak, Hausser et Di Nallo), après une première prise de contacts à la gare de Lyon-Perrache, préparent ce rendez-vous à Lyon. Marcel Aubour a dû écourter son séjour à Besenfeld, dans la Forêt Noire, où il était en stage avec son club de l’OGC Nice et est arrivé le premier.

Les Bleus à La Poularde

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De g. à d. : Pierre Garonnaire, Albert Batteux et Lucien Dugauguez.

Le lundi, veille du match, la jonction entre les deux groupes s’effectue à l’Hôtellerie de La Poularde à Montrond-les-Bains, située à 25 kilomètres de Saint-Etienne. Dugauguez profite de ce lieu paisible pour essayer de convaincre Albert Batteux de le seconder dans sa tâche. Il souhaite constituer un tandem à l’image de celui que ce dernier formait avec Paul Nicolas en 1958. Un entretien est improvisé entre Rocher, Sadoul, Dugauguez, Boulogne et Batteux. Aucune décision n’est prise, les Stéphanois s’accordent quelques jours de réflexion.

Le Bayern Munich au Grand Hôtel

Les joueurs du Bayern Munich, quant à eux, arrivent le lundi tard dans la soirée. Après un vol Munich-Genève, ils ont parcouru les 250 kilomètres qui relient Genève à Saint-Etienne en autocar. Ils établissent leurs quartiers en plein centre-ville de Saint-Etienne et logent au Grand Hôtel. Contrairement aux joueurs français qui n’ont pas encore débuté le Championnat, les Allemands, arrivent déjà avec une victoire dans le derby munichois contre Munich 1860 (3-0).

Beckenbauer s’improvise gardien de but

Le matin du match, l’état-major bavarois, malgré la fatigue du voyage, part en reconnaissance au stade Geoffroy-Guichard. Keita et ses coéquipiers non sélectionnés qui disputaient un petit match d’entraînement, laissent alors le champ libre aux Allemands. A la surprise des joueurs stéphanois, spectateurs attentifs, ce n’est pas Sepp Maier qui enfile les gants mais … Franz Beckenbauer. Ce dernier régale alors l’assistance présente, ce qui fait dire à l’habituel gardien titulaire du Bayern : « Nous voilà rassurés ; l’équipe d’Allemagne vient de découvrir à Saint-Etienne le gardien qui lui manquait depuis longtemps « . Durkovic en profite, de son côté, pour converser avec Branko Zebec, l’entraîneur du Bayern. Les deux compatriotes se connaissent bien et s’apprécient. L’ex-international yougoslave (65 sélections dont 4 contre la France) et le défenseur des Verts ont été partenaires à l’Etoile Rouge de Belgrade.

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Claude Abbes en lever de rideau

Comme à l’habitude, un lever de rideau est programmé. Sous les yeux des internationaux français arrivés au stade Geoffroy-Guichard à 18 h 30, l’AS Saint-Etienne rencontre l’équipe de Montélimar. Durant une demi-heure, les spectateurs stéphanois peuvent revoir Claude Abbes. Bien qu’ayant mis un terme à sa carrière en 1967, l’ancien gardien international des Verts a accepté de remettre les gants pour garder les buts de Montélimar le temps d’un match.

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Près de 20 000 spectateurs dans un stade en chantier

La venue de l’équipe de France a déplacé 19 597 spectateurs dans un stade en quête d’une seconde jeunesse. La nouvelle tribune Henri Point, qui pourra accueillir 7 000 personnes, n’est pas encore ouverte au public.

Le coup d’envoi est donné par M. Eyroulet, l’arbitre de la rencontre. Dès la 8e minute, Hervé Revelli, l’homme en forme de ce début de saison, manque d’un rien d’ouvrir le score. Sur un coup franc de Bosquier, il reprend de la tête un ballon qui frôle les poteaux de Sepp Maier. Les Français, moins en jambes que leurs adversaires, tentent de combler ce handicap par une envie de bien faire manifeste.

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Hervé Revelli, l’attaquant stéphanois est déjà très affûté en ce début de saison.

Hervé Revelli répond à Gerd Muller

A la 23e minute, à la suite d’un corner concédé par Bosquier, Muller place une tête décroisée qui ne laisse aucune chance à Aubour (0-1). Ce but n’entame pas la belle détermination des Tricolores : sur un coup de pied arrêté de Loubet, Szepaniak égalise de la tête pour les Bleus (1-1, 34e). Trois minutes plus tard, Herbin, à la lutte avec un défenseur munichois, s’écroule dans la surface allemande. L’homme en noir accorde généreusement un penalty aux Français. Hervé Revelli, chargé de la sentence, le frappe mais Maier détourne magistralement en corner.

A la pause, Carnus, Mitoraj et Di Nallo font leur apparition sur le terrain.

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A la mi-temps, Georges Carnus remplace Marcel Aubour.

Les Français victimes de la chaleur

Herbin et Revelli, très actifs à leur poste respectif, se démènent comme de beaux diables pour tenter de forcer la décision. Sur un tir de l’avant-centre stéphanois, Maier voit le ballon effleurer son poteau gauche. Le manque de compétition et la chaleur étouffante commencent à se faire sentir côté français. La partie, très alerte jusque-là, baisse en intensité.

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Sepp Maier, meilleur joueur bavarois à Geoffroy-Guichard.

Les Allemands tentent alors d’en profiter. Franz Beckenbauer réalise une belle percée et élimine plusieurs Bleus mais trouve Carnus sur son chemin. C’est au tour de Gerd Muller de mener un raid solitaire qui connaît le même sort. Le gardien stéphanois veille au grain. Les Tricolores ont même l’occasion de forcer la décision à la 83e minute. Sur une attaque rondement orchestrée par Szepaniak, Herbin sert idéalement le petit Lyonnais Di Nallo mais ce dernier enlève trop sa frappe. On en reste là.

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L’Equipe du 28 août 1968

Pour sa première sortie internationale, la sélection de Louis Dugauguez a livré un bon match d’entraînement. Aimé Jacquet, quant à lui, a effectué une prestation très sobre et efficace au milieu de terrain. Travailleur inlassable, la justesse de ses passes et sa disponibilité ont plu à Louis Dugauguez. Il devra encore attendre un petit mois pour connaître sa première sélection.

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Aimé Jacquet (à droite) assis à côté de Baeza (au centre) et Bereta (à gauche) a réussi ses grands débuts avec l’équipe de France contre le Bayern Munich.

Herbin : « Six Stéphanois, c’est la sécurité « 

Robert Herbin, dans Le Miroir des Sports du 18 septembre 1968, confie à Pierre Lagoutte : « Pour ma part, je considère qu’une ossature stéphanoise, c’est-à-dire six joueurs de mon club en équipe de France, c’est la sécurité. Avec une telle formule, nous ne serons pas toujours les meilleurs, mais je suis non moins certain qu’il ne pourra pas y avoir de catastrophe. Voyez-vous, je connais par cœur la façon de se comporter de Bosquier, de Mitoraj, de Jacquet et des autres. Quand l’un amorce une action les autres savent, automatiquement, comment ils doivent se placer« .

Tout n’a pas été parfait, loin de là, mais les promesses entrevues au stade Geoffroy-Guichard ont quelque peu rassuré le sélectionneur. A un mois de recevoir l’Allemagne au stade Vélodrome à Marseille, puis l’Espagne à Lyon le 17 octobre, l’expérience « stéphanoise » n’a pas déçu.

Thierry Clemenceau

France-Bayern Munich : 1-1. Buts.- Bayern Munich : Muller (23e) ; France : Szepaniak (34e).
FRANCE : Aubour – Djorkaeff, Quittet, Bosquier, Baeza – Jacquet, Herbin – Loubet, Revelli, Szepaniak, Bereta.
BAYERN MUNICH : Maier – Kupferschmidt, Beckenbauer, Schwarzenbeck, Pumm – Olk, Schmidt – Ohlhauser, Muller, Starek, Brenninger.

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La passion des Verts ne se dément jamais. Pour le mois de septembre, vous avez été plus de 50 200 à visiter mon blog. Je tenais à travers cette page, à vous remercier vivement pour l’intérêt que vous portez à ces pages toujours plus riches pour relater la grande histoire des Verts.

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http://museedesverts.fr/

Déjà plus de 54 000 visiteurs au Musée des Verts en neuf mois.

Auteur : surlaroutedesverts

Comme Obélix, tout petit, je suis tombé dans le Chaudron. Et je n’en suis jamais sorti. Mon premier souvenir d’un match des Verts remonte au 17 mars 1976. Ce soir-là, Saint-Etienne s’offre une qualification pour les demi-finales de la plus prestigieuse des Coupes d’Europe face au Dynamo de Kiev. Quel plus beau cadeau, le jour de mes 9 ans, que de voir Dominique Rocheteau, Charentais maritime comme moi, faire exploser le stade Geoffroy-Guichard. A travers ce blog, je vous propose de revivre huit décennies de moments forts de l’histoire du club, d’anecdotes croustillantes, de personnages emblématiques et de  matches inoubliables dans une ambiance unique en France…

42 réflexions sur « France : capitale Saint-Etienne »

  1. j’ai vomi quand j’ai vu le titre… les revival des seventies toujours présents dans l’esprit des vieux nostalgiques d’un football qui n’existe plus et qui emm**** la majorité des gens qui suivent le foot! avec en prime le lien sur le musée des vers qui va bien avec le tableau… lyonnais et fier de l’être!!

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    1. Bonjour StanPhil69, Merci pour votre commentaire qui visiblement vous donne quelques aigreurs d’estomac. J’en suis navré. Comme vous avez sûrement pu le constater, mon blog relate l’histoire des Verts. Donc, il n’est nullement question de parler du football actuel ou de présenter un quelconque match à venir. Visiblement, les 50 000 personnes qui ont visité ce blog en septembre ont plutôt bien digéré le contenu. Quant au Musée des Verts, son succès est bien la preuve qu’il fallait le créer et être le précurseur en la matière. Je suppose que vous aurez le vôtre à Lyon, bientôt. Amicalement Vert.

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      1. j’ai surtout réagi au titre… pour l’aigreur, non ça va, tout va bien!! s’il n’avait pas été question de cela, je n’aurais même pas pris la peine de venir pour laisser un commentaire ici. pour le musée, grand bien vous fasse qu’il fasse des heureux parmi ceux qui l’ont visité, mais c’est le truc qui me ferait détourner de mon chemin. en tant que lyonnais, cela serait la moindre des choses.

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    2. Stanphil69. Déjà c’est amusant que tu prétendes parler au nom de la majorité des gens. Cette nostalgie dont tu parles n’est pas plus ridicule que celle des lyonnais pour les années 2000 n’est ce pas?
      D’autre part ta réaction sur le musée ne me surprend pas, c’est très moderne le mépris et le rejet du passé, le culte de l’instant ,du moment. SI on ne transmet pas, si on méprise et qu’on ne reconnait pas la notion d’héritage alors on perd à la fois son passé et son futur. S’il y avait un musée de l’Olympique lyonnais, tu prétends qu’il n’aurait pas de succès parmi les supporters? En tout cas celui à Saint-Etienne marche très bien.
      Et s’il est juste qu’il faut faire attention à ne pas se complaire uniquement dans le passé pour être sûr d’avancer, je suis certain que tu concèderas qu’il faut faire preuve de respect pour ce qui nous a précédé dans le football comme ailleurs.
      Bonne journée.

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      1. l’ASSE est synonyme d’un passé glorieux que vous entretenez depuis près 30 ans. on peut être nostalgique d’une période dorée, mais y a aucun autre club en France qui se gargarise de leur passé tout aussi prestigieux comme l’a été le stade de Reims, l’AS Monaco, le FC Nantes, et même l’OM des années 70, des années Tapie et qui font en sorte de s’orienter dans cette démarche-là. médiatiquement, c’est insupportable pour tout le monde et la chanson « qui c’est les plus fort… » + le musée reflètent bien que vous êtes le passé et vous en êtes pratiquement prisonniers par la magie des médias. pour ma part, si je peux regretter certains évènements qui ont bien ou mal tournés concernant l’OL, je ne suis pas de ceux qui se retournent en permanence pour montrer qui était l’OL. seuls les acteurs de ces périodes-là peuvent s’autoriser à en parler car ils ont connu ça de très près et à montrer une certaine fierté ou pas, mais comme je l’ai dit, le bourrage de crâne des médias concernant cette surexposition du passé en est indécente. le musée, j’y vais juste pour me cultiver et pour m’émerveiller d’oeuvres qui amènent à contempler, à réfléchir, et à comprendre l’histoire.

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      2. Nous verrons dans 20 ans , que l’OL sera redescendu en L 2 puis remonté , ce que tu diras alors de la glorieuse décennie des gones … Un passé qui te fais vomir ?

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    3. STANPHIL69, je n’osais pas imaginer que le venin gone puisse se cracher dans une évocation historique !
      Sans doute le fruit d’une frustation devant ce souvenir d’une époque qui a beaucoup plus marqué l’ensemble des français que n’a pu le faire votre équipe préférée !!
      Je suppose que vous admettrez donc que – dans quelques années – d’autres énergumènes à l’estomac fragile puissent être pris de vomissements à l’évocation des « twenties » !!

      Je m’honore de la certitude que je ne serai pas de ceux-là : j’ai beau vibrer pour les Verts, je ne crache pas ( et je vomis encore moins ! ) sur mes adversaires !!

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      1. le fait de penser qu’un souvenir plus qu’un autre, paraît plus important pour toi, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. les comparer admet l’arrogance de ton propos. que l’OL est moins marqué son temps que Sainté, me paraît évident, du fait qu’à l’époque, les médias n’étaient pas aussi présent dans la sphère du foot qu’actuellement et se concentraient sur 1 ou 2 clubs en particulier. et de ce fait, je n’ai que faire de savoir si l’OL touche un public très large ou pas. à chaque époque ses aficionados, qui se découvrent un penchant pour un club parce qu’ils gagnent des titres. et effectivement, je vomis sur une institution qui se permet de faire des leçons de vie en terme moral alors qu’elle a commis des infractions dans son passé et a été le 1er en France en terme de business affair, ce qui est savoureux par rapport au fait que vos 2 présidents l’aient reprochés à d’autres… et puis, on n’a pas attendu 20 ans pour qu’une grosse partie des médias et du public, vomissent notre club. les vieux nostalgiques s’en sont chargés pour essayer de détruire l’image du club.

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      2. Tu as tout dit en reconnaissant que, malgré une médiatisation bien moins importante ( qu’elle fût concentrée sur un club, ce qui n’est d’ailleurs pas évident, mais qui satisfait ton esprit !) l’ASSE laisse une trace indélébile ( nul doute que ta sagacité pourra en faire un jeu de mot laid !) ….
        Je ne vois pas très bien où tu as vu de l’arrogance de ma part lorsque je dis ( c’est quand mêm la substance de mon commentaire !) que je ne me permets pas de vomir – moi – sur les adversaires et ce qui les entoure.

        Pour ce qui concerne le « business affaire » , juste deux observations :
        1 – La « légende de Sainté » ( je n’aime pas trop le terme !) est née d’une toute autre époque, antérieure et « non viciée » !! C’est bien l’abandon d’une politique de formation au profit d’une autre ( mal conduite, mais qui n’est rien d’autre que celle, mieux conduite, de l’OL plus tard !!) qui a précipété Sainté vers « les affaires » !!

        2 – Il faut en finir avec cette paranoïa gonesque – et grotesque – qui vous laisse affirmer que la France entière ( arbitres et médias en tête ! ) vous en veut !! C’est pathétique ….. au vrai sens du terme !

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      3. l’arrogance de ton propos : « Sans doute le fruit d’une frustration devant ce souvenir d’une époque qui a beaucoup plus marqué l’ensemble des français que n’a pu le faire votre équipe préférée » marque bien la bassesse dont vous faites preuve pour dire en gros que vous avez la plus « grosse »… tu vas me répondre que c’est un constat mais comme je l’ai dit et que tu feins de ne pas comprendre, la couverture médiatique sur le foot était moindre (ça aussi c’est un constat) et qu’une équipe comme l’ASS créait des « exploits » en CE, lui permettait de se parer d’un habit de lumière bénéfique pour sa popularité. sans cela, la nostalgie du temps de vos « exploits » n’aurait pas eu le même retentissement depuis. je ne distingue pas un passé lointain d’un passé plus récent, les époques dans le foot passent et changent assez vite aussi bien au niveau économique qu’au niveau sportif. rien n’est comparable sauf pour y voir une évolution (ou une régression pour certains…), mais ça s’arrête-là.
        pour le 2, fallait sortir de ta grotte, à l’époque où l’OL gagnait les titres comme on n’enfile des perles… Dès qu’une erreur d’arbitrage était en notre faveur, fallait voir comment on était vu par tout ceux qui suivaient nos rencontres. Mais depuis, on ne fait plus peur, donc on nous laisse tranquille. les arbitres entre incompétence et malhonnêteté, j’hésite encore… les 2 peut-être!!

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  2. Et oui quelle chance nous avons d’avoir une histoire qui est une légende contrairement à d’autres clubs de notre banlieue…

    Merci encore pour nous dénicher des pans de notre histoire et les remettre à la surface.

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    1. je préfère ne pas avoir à considérer un club de foot comme une légende, cela reviendrait à dire qu’elle a tenu à une réalité mais qui devient confuse au fil du temps et n’apparaît qu’aux yeux de beaucoup qu’à un mythe n’ayant pas réellement existé. de ce fait, je te laisse à ta légende poussiéreuse recouverte dans les débris d’une histoire assez floue et me référer à quelque chose qui tient lieu du concret quelqu’en soit la dénomination dont t’as pourvu l’OL. la « banlieue » un vieux relent du passé qui vous colle bien à la peau!!

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      1. Être légendaire, mythique et historique cela veut dire que tu as durablement marqué ton environnement culturel ici la culture française. Lorsque l’on parle de foot, d’épopée historique, de ferveur populaire dans un chaudron, d’un pays derrière son équipe on pense à l’ASSE. C’est ça être légendaire.
        En Angleterre tu as Liverpool dans le même style. Ce sont des clubs reconnaissables entre tous par leur identité visuelle et la fidélité des supporters. Ils seront toujours là…

        Ce passé c’est le socle qui permet d’envisager l’avenir avec optimisme alors que logiquement nous n’avons rien à y faire puisque ce n’est pas le projet sportif qui entre en compte mais le projet économique et financier ce qui ne fait pas la part belle à Saint-Etienne. Nous sommes une petite ville économique et nous n’aurons jamais des moyens financiers à la hauteur ne serait-ce que de l’OL. Par contre cette ferveur légendaire unique a durablement marqué les esprits pour que nous soyons encore soutenus dans le France entière, que notre club dégage une empathie suffisante pour le maintenir à flot et parfois au sommet.

        La légende c’est le moteur qui nous permet d’être toujours vivant et bien portant aujourd’hui. C’est le socle qui nous rend insubmersible. Ce sont les valeurs qui soudent le peuple vert à travers les générations. C’est une force incomparable dans ce monde qui tend à déraciner au nom du mondialisme. Nous sommes les verts et ça restera à jamais gravé dans le marbre de la légende du football français.

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      2. Tu t’es bien relu? T’as pas l’impression d’avoir réécrit l’hommage de Clémenceau aux Poilus de la 1ère?

        Non mais, sérieusement, quelle emphase, et quels accents, trémolos perceptibles dans la frappe sur les touches du clavier, virtuel ou pas!

        C’est beau, c’est grand… Et c’est tellement faux aujourd’hui. La « ferveur qui touche tout le pays », faut aller la chercher dans les cimetières, parce qu’ailleurs on ne trouve que son ectoplasme…

        Hors « Forez » et à part quelques vieux journalistes rhumatisants et disons-le un peu rabâcheurs, comme de vieux généraux ressassant leurs campagnes exotiques oubliées, il ne reste plus personne aujourd’hui pour s’extasier sur ce club désuet. Déjà, la comparaison avec Liverpool est juste une pure hérésie…

        Combien de titres européens pour les Britishs? Combien pour les Vertsmineurs? Et depuis combien de temps les Verts ont cessé d’exister au palmarès du championnat de France? Parce qu’à celui de la LDC ou même d’une quelconque autre sous-coupe européenne, ils ne figurent pas du tout, et pour un bail encore…

        Après, la notoriété, et les « papiers » et reportages médiatiques, ce sont quelques vieux journalistes nostalgiques qui les écrivent puisque ce sont les seules miettes qu’ils aient eu à croûter pendant leurs années de jeunesse. C’est vrai que l’ASSE remplissait un vide assez impressionnant, certes avec du vent, mais quand même, on peut leur reconnaitre ce mérite.

        Mais enfin, soyons sérieux, comparer ça avec le monument « Liverpool », faut oser!

        Bah, je ne citerais pas Audiard, mais je ne peux m’empêcher de penser à sa fameuse réplique mise dans la bouche de Gabin à propos de ceux qui osent tout…

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      3. Pas de bol ptit homme,la réplique d’audiard sur les cons c’est pas gabin,c’est lino ventura.Avant de citer des répliques renseignes toi!!!

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      4. Beaucoup de verbiage pour en arriver à pléonasme orgastique ….  » un mythe qui n’a pas réellement existé » !!

        Mais si …. le Sainté de Batteux, celui de Snella et celui d’Herbin ont bel et bien existé !!
        C’est sans doute ce qui est le plus gênant !

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      5. Snella, Batteux, Herbin, soit trois entraîneurs qui ont marqué à jamais l’histoire de l’ASSE. Cette continuité a permis d’obtenir les résultats que l’on sait. Mais à cette époque, on ne changeait pas d’entraîneurs tous les trois ans. Les entraîneurs s’inscrivaient dans la durée.

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      6. j’ai précisé par un pléonasme, car pour beaucoup un mythe se confond à une légende. certains auraient pris cela pour un compliment. ai-je déclaré que l’histoire de l’ASS au travers de vos « légendes » n’a jamais existé ? mon « verbiage » t’a confondu dans l’incompréhension. je préconise d’employer un terme plus juste que celui de « légende » comme « le club des vieux de la vieille » plus approprié à mon goût!

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      7. T’arrive-t-il, de temps en temps, d’être autre chose que méprisant ?

        Un « vieux de la vieille » ….. état dont tu rapproches, quoi que tu en aies, inexorablement !!

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    2. L’histoire de l’OL, y compris sa longévité, n’a rien à envier à celle de l’ASSE.

      La création de l’OL remonte au début du 20ème siècle, voire même un peu avant. La licence du club, toujours actuelle, n’est rien d’autre que celle du L.O.U., celle de sa section football qui s’est détachée du reste du club pour prendre son autonomie en 1950. Mais elle avait déjà à ce moment là un « passé » et une histoire » plutôt riche et mouvementée.

      Et au début des années 60, l’OL faisait bien plus que rivaliser avec le club de sa banlieue carbonisée.
      Ceci dit, je n e remet pas en question « La Belle Epoque » stéphanoise, mais Stanphil a parfaitement raison, cette manipulation médiatique perpétuelle a des relents de moisissure et il serait temps peut-être d’aérer votre musée et renouveler votre stratégie de communication. Les références au « passé glorieux  » mais vieux de bientôt 40 ans (ça fait mal…) sont désormais abstraites pour la plus grande partie des aficionados, y compris ceux de votre mausolée.

      C’est bien de respecter et honorer les anciens du sport local, mais de là à en faire des héros de l’Histoire Nationale, c’est un peu pathétique. Mais pire encore, user de ce passé même pas prestigieux (aucun titre européen gagné, pas plus que l’OL ou Reims) pour exister médiatiquement aujourd’hui, et exhiber des vieux poteaux carrés délabrés comme des reliques quasi-religieuses, ça c’est franchement grotesque…

      Bah, au final, ça donne une belle occasion de vous chambrer, amis stéphanois! En réalité, je vous aime bien, et j’ai même été voir dans votre marmite un ou deux matchs de Coupe des Champions (ah, ce but de Keagan pour Liverpool!) dans un lointain passé, entrainé par de vieux parents du coin soucieux de m’initier à ce qui allait redevenir une habitude chez moi très vite, et bien plus près et plus haut dans la qualité… Aujourd’hui, le football des Verts du milieu du siècle passé m’apparait un peu comme la « soule » du moyen-âge…

      Ah, l’histoire…

      Sinon, vous avez une équipe solide aujourd’hui… Mais quel ennui…
      Ah, bah, mais c’est un peu comme avant, non? C’est vrai que la forêt est pas bien loin par chez vous… Très propice à la formation de bûcherons ça! Mais il n’y a pas de sot métier, comme on dit… Et puis c’est beaucoup plus sain que la mine. Peut-être certains y trouveront-ils d’ailleurs un bout de bois assez « vert » pour restaurer (reconstituer) les vieux poteaux écossais? Ça embellirait la vitrine du musée et évacuerait en partie certaines odeurs fétides qui y trainent…

      Allez, bonne saison à vous, et bons derbys!

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      1. Oser parler « d’ennui …. un peu comme avant  » est la démonstration que tu ne sais vraiment rien de l’histoire du foot !!
        Faut-il donc te rappeler que l’ASSE de Snella, comme celle de Batteux, produisait le meilleur football, collectif et offensif à souhait, de France ?
        D’une qualité que seuls le Reims de Kopa et le Nantes d’Arribas ont égalé ( on peut citer aussi Monaco épisodiquement, le Rennes de Jean Prouff … et les verts d’Herbin un ton en dessous sur ce plan mais avec un enthousiasme débordant ! )

        En ce temps, les bûcherons étaient en bleu et rouge : ils s’appelaient Baeza ou Mihajlovic, Desgeorges ou Nouzaret et bien entendu un certain Domenech !!
        L’Ol avait donc pris une très sérieuse avance sur ce plan là !! Seuls les jeunes ignorants ne le savent pas !

        Mais l’objectivité oblige aussi à rappeler que le terrible trio Chiesa-Lacombe-Di Nallo offrait un véritable talent offensif : je sais, habitant Lyon et pas très loin de Gerland, je l’ai vécu !

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      2. tu t’attendais à quoi de nos « défenseurs » ? c’est du foot, avec du combat physique surtout dans un derby, et ne me fais pas croire que votre « défense » faisait dans la poésie romantique entre caresses, finesses et entrechats… c’est ce qui faisait le sel des derbys à l’époque où les déclarations d’avant derby donnaient du grain à moudre aux joutes physiques sur un terrain.

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      3. On est loin du thème initial. Le derby, c’est dans quelques semaines. Mon post concerne l’équipe de France et les Stéphanois. On aura tout le temps de parler du derby et de réécrire l’histoire. Chaque chose en son temps.

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  3. Monsieur( déjà trop d’honneur d’ailleurs) Stanphil69, je comprends votre aigreur sur le mythe de l’ASSE. Ce que je ne comprends pas c’est que si pour vous il n’y a pas intérêt à avoir un tel article pourquoi venir le lire et y vomir dessus. Ce n’est pas de notre faute si ce club est plus estimé que le votre ,mais par contre c’est de la votre et d’autres personnages dans votre genre que l’OL est mal aimé. Stephanois et fier de ne pas être lyonnais.

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    1. Bravo, tout est dit !!
      On se demande, hormis la haine, la jalousie et la rancoeur, ce qui peut bien pousser certains à venir poster !
      Cela me rappelle ce qui est arrivé à ma soeur, artiste peintre, qui a vu l’un de ses tableaux, un soir d’exposition, tagué par quelqu’un qui – compte tenu des circonstances, ,ne pouvait être qu’un autre ( une autre ?) exposant(e) : c’est petit, petit, petit … tout minuscule !!

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    2. comme je l’ai écrit, seul le titre m’a fait « vomir »… on se permet, on ose, tout est dans le titre… le contenu abordé rapidement (je ne suis pas maso non plus…), pour finir par un logo du musée des verts et faire la part belle à un nombre de visiteurs assez pathétiques au final (pour un club qui s’enorgueillit d’avoir le plus de sections de supporters en France, ça la fout mal non?…), de la grandeur à la décadence, tel aurait dû être le titre de ce blog. pour ma part, je ne pleurniche pas sur le fait que l’on soit mal aimé, j’en n’ai rien à carrer. monter au pinacle un club qui n’a, depuis bien longtemps, plus son lustre d’antan, par des évènements d’un autre temps et modeler tout ça à la sauce de la bonne vieille nostalgie dont les références sont des films NB en cinémascope et se complaire là-dedans, c’est d’un pathétique!! continuez à vous retourner sur un passé lointain, d’autres s’arrangeront pour vous passer devant et rigoleront de votre éternel soumission à la vieille histoire.

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      1. Tu te sens mieux d’un coup ?
        ne vois-tu donc pas que ton insistance à dénigrer à chaque ligne un club qui ne t’a rien demandé pour exister ( et continuer à exister dans le coeur de millions de fans de foot ! ) … juste pour ta seule petite satisfaction, n’a rien à faire ici sinon que te rendre à chaque réponse un peu plus antipathique ?

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  4. Lyonnais je suis… régulièrement à Gerland pour voir du foot, mais je ne partage pas cette attaque que tu mènes, stanphil. Oui, l’ASSE vit en partie dans le passé. Oui, les glorieux aînés ont une place non négligeable dans ce club. Oui, ce sont les années 70 qui restent encore et toujours la période de référence pour ce club. Mais enfin, c’est déjà bien d’avoir une période de référence, non ? Qu’est-ce qui empêche un club d’avancer, de faire de bons résultats (et les années Galtier sont plutôt fructueuses, non ?), tout en gardant dans un coin de la tête les heures les plus marquantes du club ?
    Ces années 70, où le football français était tout de même dans le creux de la vague -avant 78, la dernière participation à la Coupe du monde datait de 1966, et que dire des performances de nos clubs en coupe d’Europe depuis le Stade de Reims ?- les différentes campagnes des verts de 73 à 77 avec évidemment la finale de 1976 en point d’orgue, reste pour toute une génération (dont je ne fais pas partie) le point de départ d’une passion pour le foot.
    Bien sûr, il y a eu entre temps:
    – le Bordeaux des années 80, et cette 1/2 finale Giresse-Platini qui aurait pu tourner au match retour.
    – le Marseille des années 89-93, les deux finales, et la seule victoire actuelle d’un club français en ligue des champions.
    – le PSG des Ginola-Weah-Valdo et autres avec les matches incroyables face à Barcelone ou au Réal, la victoire en coupe des coupes de 95.
    – le Nantes des Pedros-Loko-Ouedec avec cette 1/2 finales de la ligue des champions contre la Juventus (encore) en 96.
    – le Lyon des années 2000 et ces campagnes réussies de ligue des champions, sans parvenir à aller au-delà d’une 1/2 finale nettement perdue contre le Bayern malgré un match aller… mais nous ne referons pas les matches ici.
    Oui, ces clubs ont été glorieux, et on pourrait rajouter Bastia en 78, Sochaux en 81, Lyon encore en 63 et bien entendu le Reims des années 56-60.

    Pourtant, ce club de Saint-Étienne garde une place à part, et c’est bien ce qui t’énerve. Pourquoi ? Parce que toute une ville, voire tout un pays se sont identifiés à cette image de club ouvrier, à l’instar des clubs anglais, incarnant la victoire du collectif sur les stars, la victoire des sans-grades sur les nantis, la victoire du cœur sur la gestion. Parce que le souffle provoqué par ces campagnes européennes est sans commune mesure avec celles des autres clubs pré-cités. Tapie a construit une équipe pour gagner la ligue des champions, Canal + a aussi bâti une équipe avec des moyens considérables, Aulas a mis quelques millions pour devenir performant à l’échelle européenne. A chaque fois, les performances ont été….. logiques, même si belles à voir en terme de spectacle sportif.
    J’ai adoré certains matches à Gerland dans les années 2002-2007; les belles victoires face au Réal, au Bayern, au Werder Brême, les coups francs salvateurs de Juninho, les buts D’Anderson ou de Benzema, les échanges de balle entre Carrière et Dhorasso… même l’ambiance était assez belle. Mais malgré tout, on attendait l’OL à ce niveau, la progression était là, les moyens avaient été mis, la performance « devait » être au rendez-vous.

    Pour l’ASSE des années 70, la performance est venue du cœur, du physique, de l’appui du public à Geoffroy-Guichard, tout cela permettant de renverser Hadjuk Spil, le Dynamo Kiev ou le PSV Eindhoven.
    Ce que ces performances disent est bien autre chose qu’une progression, à l’extrême inverse, comme ont pu les faire Chelsea, Manchester City ou PSG version Qatar, pour prendre les exemples les plus récents.

    Ce que véhicule la « légende » des Verts, c’est le souffle d’une équipe de foot poussée par un public, c’est l’essence même de ce qu’un sport collectif peut faire basculer, en dépit d’une logique sportive pas forcément favorable. C’est aussi l’une des rares valeurs positives qui restent dans cette ville et cette région, marquées par la désindustrialisation et le chômage.
    Alors peut-on en vouloir aux Stéphanois de célébrer de trop cette période, d’arborer les poteaux carrés de Glasgow, de regretter les maillots moulants à manches longues, voire les rouflaquettes sur des cheveux longs et dégarnis ? Non ! Cela fait partie pour beaucoup d’une époque où ils ont pris du plaisir, trop rare, trop intense, trop éphémère.
    Alors on peut considérer que tout retour dans le passé est une régression… ou laisser chaque groupe humain faire ses célébrations. Même avec une pointe d’ironie, mais respectueusement, tout simplement.

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  5. Lyonnais je suis… régulièrement à Gerland pour voir du foot, mais je ne partage pas cette attaque que tu mènes, stanphil. Oui, l’ASSE vit en partie dans le passé. Oui, les glorieux aînés ont une place non négligeable dans ce club. Oui, ce sont les années 70 qui restent encore et toujours la période de référence pour ce club. Mais enfin, c’est déjà bien d’avoir une période de référence, non ? Qu’est-ce qui empêche un club d’avancer, de faire de bons résultats (et les années Galtier sont plutôt fructueuses, non ?), tout en gardant dans un coin de la tête les heures les plus marquantes du club ?
    Ces années 70, où le football français était tout de même dans le creux de la vague -avant 78, la dernière participation à la Coupe du monde datait de 1966, et que dire des performances de nos clubs en coupe d’Europe depuis le Stade de Reims ?- les différentes campagnes des verts de 73 à 77 avec évidemment la finale de 1976 en point d’orgue, reste pour toute une génération (dont je ne fais pas partie) le point de départ d’une passion pour le foot.
    Bien sûr, il y a eu entre temps:
    – le Bordeaux des années 80, et cette 1/2 finale Giresse-Platini qui aurait pu tourner au match retour.
    – le Marseille des années 89-93, les deux finales, et la seule victoire actuelle d’un club français en ligue des champions.
    – le PSG des Ginola-Weah-Valdo et autres avec les matches incroyables face à Barcelone ou au Réal, la victoire en coupe des coupes de 95.
    – le Nantes des Pedros-Loko-Ouedec avec cette 1/2 finales de la ligue des champions contre la Juventus (encore) en 96.
    – le Lyon des années 2000 et ces campagnes réussies de ligue des champions, sans parvenir à aller au-delà d’une 1/2 finale nettement perdue contre le Bayern malgré un match aller… mais nous ne referons pas les matches ici.
    Oui, ces clubs ont été glorieux, et on pourrait rajouter Bastia en 78, Sochaux en 81, Lyon encore en 63 et bien entendu le Reims des années 56-60.

    Pourtant, ce club de Saint-Étienne garde une place à part, et c’est bien ce qui t’énerve. Pourquoi ? Parce que toute une ville, voire tout un pays se sont identifiés à cette image de club ouvrier, à l’instar des clubs anglais, incarnant la victoire du collectif sur les stars, la victoire des sans-grades sur les nantis, la victoire du cœur sur la gestion. Parce que le souffle provoqué par ces campagnes européennes est sans commune mesure avec celles des autres clubs pré-cités. Tapie a construit une équipe pour gagner la ligue des champions, Canal + a aussi bâti une équipe avec des moyens considérables, Aulas a mis quelques millions pour devenir performant à l’échelle européenne. A chaque fois, les performances ont été….. logiques, même si belles à voir en terme de spectacle sportif.
    J’ai adoré certains matches à Gerland dans les années 2002-2007; les belles victoires face au Réal, au Bayern, au Werder Brême, les coups francs salvateurs de Juninho, les buts D’Anderson ou de Benzema, les échanges de balle entre Carrière et Dhorasso… même l’ambiance était assez belle. Mais malgré tout, on attendait l’OL à ce niveau, la progression était là, les moyens avaient été mis, la performance « devait » être au rendez-vous.

    Pour l’ASSE des années 70, la performance est venue du cœur, du physique, de l’appui du public à Geoffroy-Guichard, tout cela permettant de renverser Hadjuk Spil, le Dynamo Kiev ou le PSV Eindhoven.
    Ce que ces performances disent est bien autre chose qu’une progression, à l’extrême inverse, comme ont pu les faire Chelsea, Manchester City ou PSG version Qatar, pour prendre les exemples les plus récents.

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  6. stanphil notre histoire ne c’est pas arreter a nos résultats tu n’as pas l’air de comprendre , enfin un peu si , car toi aussi tu vient te délecter de ce blog .
    même sans trophée , sans championnat , le peuple vert a toujours été le meilleur , deux de nos deux groupes ultras sont né pendant cette période qui pourtant n’avait rien de bien alletant (91-92) pourtant tu voit les gens était la derriere l’équipe .
    vous n’avez jamais connu sa a lyon les gens sont venus dans votre stade s’assoir a partir du moment ou vous étiez champion mais la ferveur populaire vous ne conaissez pas et tu nous l’envie sa se sent .
    notre histoire comme tu dit elle ne sait jamais arrêter nous la faisons vivre chaque jour peu importe que nous soyons 1er de L1 ou 15e de L2 nous sommes la pret a chanter pendant 90min .
    les verts sont bien la capitale de la france oui , et vous etes sa banlieue .

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      1. Tout le plaisir est pour moi !
        J’ai gardé de mes années stéphanoises, moi le Lyonnais, des souvenirs humains très marquants, très chauds (non, je reste sur un terrain décent), très bons. Ce n’est pas pour cela que j’aime tout ce qui vient de St Etienne, mais les quelques fois où j’ai mis les pieds au stade, j’ai senti quelque chose que je n’ai jamais senti à Gerland, même lors des fameux matches européens que j’ai cités précédemment. Sauf peut-être pour un match retour en UEFA contre une équipe portugaise, où après avoir perdu 4-1 à l’aller, Anderson a inscrit un triplé pour la qualif, avec le dernier but inscrit dans les arrêts de jeu. Là, c’était la folie pure, et ça pouvait rappeler Split ou Kiev.
        Mais c’est un paradoxe: j’aime le foot en tant que spectacle sportif, et je n’ai pas du tout la fibre supporter: si Lens avait gagné le titre en 2002 en venant gagner le dernier match à Gerland, je n’en aurais pas fait une maladie car cette équipe était méritante, et était devant l’OL la majorité du championnat.
        Pourtant, ça m’épate toujours, en particulier dans le foot anglais, quand je vois des dizaines de milliers de supporters continuer à encourager leur équipe, même quand elle perd largement à domicile. Cette ambiance participe à la légende du sport, même si au fond je peux trouver débile de ne pas applaudir l’équipe d’en face quand elle joue bien.
        Une anecdote sur l’ASSE quand même: la première fois que je suis allé à Geoffroy-Guichard, l’équipe était en D2. Affiche du siècle contre Cuiseaux-Louhans, 16ème du championnat au moment de venir jouer à St é. L’équipe visiteuse mène 3-0 devant des joueurs locaux apathiques. Pendant les 20 dernières minutes, le public, quand même courroucé, applaudissait chaque attaque des visiteurs en les poussant à marquer un 4ème. Le côté plus qu’ironique de ces encouragements ne m’a pas échappé, et je crois bien que les verts méritaient ce traitement, témoignage que ce public n’est quand même pas dupe, et qu’un véritable supporter sait encore regarder un match et garder une certaine lucidité sur l’aspect purement sportif des choses. Je pense donc que c’est le cas ici.

        Quand j’allais à Gerland avec mon père, gamin, fin années 70 début années 80, je me souviens d’un grand stade un peu froid, un peu vide, où les clameurs haineuses faisaient bien plus de bruit -par exemple au moment où un joueur adverse prenait un carton jaune- que les encouragements pour l’OL. Ça me mettait très mal à l’aise.
        Les choses ont changé aujourd’hui car le virage nord fait du bruit de façon presque continue, mais on sent très rarement le public entier vibrer comme un seul homme, au fil des actions. L’écart « social » est très évident entre la tribune Jean Jaurès et les virages, et celui entre les réactions face au jeu l’est autant. Alors je ne partirai pas sur l’éternelle cliché sur « Lyon la bourgeoise » et « Saint Etienne l’ouvrière », mais on a quand même une impression d’homogénéité plus forte chez la deuxième.
        Allez une dernière anecdote: ce devait être en 2000 à peu de choses près: St Etienne était englué au fond de la L1, avec des affaires de faux-passeport Alex-Aloisio, et l’année était détestable pour eux. Elle allait d’ailleurs se conclure par une descente en L2. Vient un 1/16ème de finale de coupe de France et j’accompagne un collègue supporter de l’OL à qui j’avais promis d’aller voir un match avec lui. Le genre de fan qui supporte son équipe torse nu à Moscou au mois de décembre par -15° (véridique). On est au virage nord, au cœur donc des bad gones. Aulas est en train de monter l’équipe qui va ensuite enchaîner les titres, il y a déjà Anderson, et donc quelques millions sur la pelouse face à une équipe en difficulté. Naturellement, je suis donc plutôt pour l’équipe la moins forte sur le papier, sinon le spectacle sportif manque d’intérêt. Les verts arrachent courageusement la prolongation en égalisant à 1-1 si je me souviens bien, et on arrive finalement aux tirs au buts. Au premier lyonnais qui met son penalty sur le poteau, je me surprends à serrer les poings en disant « ouais! ». Et puis je relève la tête et me rappelle où je suis. Heureusement, j’ai été assez discret. Et puis Lyon a fini par gagner sa séance de penalties, sans gloire… Bref, le jeu, le jeu, le jeu, c’est le seul triptyque qui me fait vibrer !

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  7. Il faut quand même préciser ( Thierry Clemenceau ne me démentira sans doute pas !) que le titre du billet doit être entendu comme  » SAINT ETIENNE capitale de la France du foot …… en 1968 ! « .

    La subtilité semble échapper à beaucoup !

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    1. Bien sûr qu’il faut interpréter « Saint-Etienne capitale de la France du foot en 1968 ». De 1967 à 1968 (2 saisons), les Verts ont décroché deux titres de champions de France et une Coupe de France. D’où l’idée de Dugauguez de tenter l’option stéphanoise.
      Je ne pensais pas que ce blog glisserait sur le terrain de la rivalité entre Lyonnais et Stéphanois. Mon blog sur le derby l’an dernier n’avait pas déchaîné autant de passion.

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  8. Bonjour à tous , et très beau reportage qui fait (re) découvrir les archives du club le plus aimé de France , qui a marqué à tout jamais par son palmarès , son esprit familial , sa ferveur et ses supporters l’ héxagone….Seuls les Verts peuvent se vanter d’ avoir le plus grand nombre de sections de supporters ,et ce, malgré une longue traversée du désert , preuve que ce club ne mourra jamais et que l’ histoire se perpétue de générations en générations , et notre chaudron , le temple du foot qui ressemble tant à AnfielRoad par ses chants , son ambiance de feu qui donne le frisson….Fier d’ appartenir au peuple vert, fier de Sainté dont j’ ai les racines chevillées au corps grace à mon grand père mineur , qui m’ a laissé en héritage son amour indéfectible de L’ Asse …..Allez les Verts for ever !!!!!!!!!!!!!!

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  9. Bonjour à tous!
    Chers Lyonnais, un seul commentaire de ma part. Nous serons Jeudi de la semaine prochaine, environ entre 8 et 10000 à Milan pour supporter notre équipe pour un match de poule en ligue Europa contre l’Inter. Cela démontre que le club est bien vivant et ses supporters aussi. Seuls deux clubs en France peuvent prétendre à cette ferveur : Marseille et Sainte.A méditer…..

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  10. Bon, je l’avoue… L’OL nous est supérieur en tout sauf pour le palmarès mais je me prosterne devant ce grand président qu’est Jean Michel Aulas. Je lui souhaite que son club finisse dans les 2 premiers du championnat pour qu’il puisse représenter la France en Ligue des Champions et que l’OL aille très loin parce qu’il le mérite.

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  11. cette époque Dugauguez me rappelle une pauvre époque pour l équipe de france avec un célèbre france norvège
    la faute à qui ? c était un bon entraineur de club

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